Chef de bataillon d'infanterie de marine Adrien Goybet : De la coloniale à la peinture : Australie force 136 ( pont de la rivière KwaiÏ) cambodge mission Insteep/ Indochine

ADRIEN GOYBET ET LA COLONIALE
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il nait le 29 Juin 1922 A Ecully (Rhone), fait ses études successivement aux maristes de la Seyne / mer (var), au Lycée de Toulon et au Lycée Lyautey à Casablanca ( Maroc).
Etant en classe de préparation à St Cyr , est appelé sous les drapeaux après le débarquement Américain à Casablanca en Novembre 1942, suit les cours de l'école d'éleves officiers de Médionna- Sorti Aspirant le 10 Mai 1943.

Affecté successivement aux - 4eme RTS à Mostaganen
(Algérie)
6° RTS à Aboukir ( Algérie)
- Corps leger d'interventio en E.O. à Djidjelli (algerie)

- Dirigé sur les Indes Anglaises via l'Egypte pour faire partie du détachement des Indes sous les ordres du commandant Crevecoeur et suivre les stages de mission spéciales ( commando, parachute, renseignement, demolition, missions marines) de Mai 1944 à Novembre 1944.

- Dirigé sur l'Australie en NOVEMBRE 1944 pour y subir l'entrainement spécial des missions marines avec la force 136 ( sous les ordres de l'Amiral Mountbatten, Commandant en chef dans le Sud Est Asiatique .)

- Quitte l'Australie pour les Indes ( Calcutta) en Juin 1945 pour être parachuté en mission spéciale au Cambodge encore occupé par les Japonais . Il prépare le débarquement des troupes du General Leclerc. Parachutage en "Blind" d'un petit groupe de 6, sans comité de réception au sol en territoire occupé par l'ennemi. Promu Sous Lieutenant de réserve le 25 Juin 1945.

- Rentré d'indochine en fin de mission en Fevrier 1946. Affecté au Maroc, se fait intégrer dans l'armée Active à compter du 25 Decembre 1946.

- Désigné pour l'Afrique occidentale Française . Arrivé dans la colonie le 7 juillet 1947 , est affecté à Kankan (Guinée) ou il restera jusqu'au mois de mai 1950 . Nommé lieutenant le 1er Decembre 1948.

- De retour de Guinée est affecté au MAROC (Casablanca) et partira pour l'indochine (Tonkin) en Octobre 1951. Sera d'abord officier de renseignements du secteur de Phu-Ly (20 mois).
Il participe à toutes les opérations de ce secteur , le plus exposé du Tonkin à la tête des unités qu'il renseigne .
Il sera ensuite adjoint du chef du 2eme Bureau de la zone Sud à Nam-Dinh.

- De retour en France en Mars 1954, est affecté au 110 eme R.C.I.à Constance en Allemagne. Après quatre mois de séjour en Allemagne, est affecté au bataillon de marche N° 2 " Blizzard" qui est dirigé sur la Tunisie en Novembre 1954. Il arrive à Gapsa pour étouffer la rébéllion Tunisienne.

- Le bataillon de Tunisie, fait mouvement sur les Aures(constantinois) en Mars 1955 ou vient d'éclater la rébéllion Algérienne, pendant 3 mois , le lieutenant Goybet sera chef du 4 eme bureau de la zone opérationnelle Sud- constantinois à Batna, puis sera désigné pour un nouveau séjour Outre-mer, l'A.E.F. ou du 16 Decembre 1955 au 17 Juin 1958, il sera successivement Commandant de la Compagnie de Transit et de Garnison et commandant de l'Escadron Blindé de Pointe-Noire (congo). Capitaine en Avril 1956.

- Nouveau séjour en algérie d'Octobre 1958 à Mars 1961 au sein du 16 Eme Rima ou il est successivement Commandant des sous quartiers isolés (Rokmia et Lannoy) dans les montagnes du constantinois ( Region de Jemmapes) et Officier adjoint et opérationnel du Commandant de Bataillon à Jemmapes 2/16 Eme RIMA.(quartier du constantinois).

Il s'est pazrticulièrement distingué le 7 Mars 1959 ou sa compagnie à accroché et donné l'assaut à deux reprises à une bande rebelle invincible depuis plus de 4 ans et s'est retrouvé par la force des choses commandant de l'opération que des parachutistes demandés à Constantine étaient venus renforcer.

- Affecté au centre d'instruction du service du matériel à Montluçon (allier) de Mars 1961 à Juin 1962.
Désigné pour le pacifique ou il débarque le 27 Juillet 1962 à Nouméa . Affecté à l'etat-major du General Commandant Superieur des troupes du Pacifique . Il est chef du détachement de sécurité militaire du General commandant les troupes du pacifique.

- Affecté à l'école d'applicationde l'infanterie ( st cyriens) de St Maixent , en qualité de Directeur de l'enseignement de l'Anglais à l'E.A.I.




ADRIEN GOYBET ET LA FORCE 136
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Adrien suit le stage des missions spéciales avec cette force 136, placée sous les ordres de l’Amiral Mountbatten Commandant en chef dans le Sud Est Asiatique, dont un commando a inspiré le « célèbre Pont de la rivière Kwai » . Il suit cet entraînement en Indes Anglaises et parfait son stage avec l’entraînement des missions marines. en Australie



Nommé Aspirant le 26-04-44 , Adrien Goybet débarque aux indes à New –Delhi le 17-05-44 servant dans la force 136 . Il est en stage à Poona (proche Bombay) et à Harnay.

Il est désigné pour suivre un entraînement spécial en Australie.. Il embarque le 03-11-44 et débarque le 17-11-44. à Melbourne.
Il suit un stage à l’ile Frasen dans le Queensland, puis à Ringwood (Victoria).
Stage de parachute à Richmond (New South Wales).
Il quitte l’Australie pour Calcutta , son stage fini, en Juin 1945, pour être parachuté en mission spéciale au Cambodge.



« Extraits de causeries du lieutenant Adrien Goybet sur la force 136 en Extrême Orient et l’apprentissage des opérations Commando . » à Kankan en Guinée en 1948.



La force 136 daterait du début de la campagne de Birmanie en 1942. . Centres d’entraînement aux Indes et Australie . Cette organisation était apparentée à l’Intelligence Service.
Ce corps cosmopolite, composé de tous les pays ayant un intérêt en Extrème Orient, y était représenté. C’était un outil très précieux de Guerre pour l’action menée contre « l’insaisisable Japonais. ». La création d’une force spéciale était nécessaire pour annihiler les arrières Japonais. Des agents furent parachutés en tout point des territoires pour contre-carrer la propagande Japonaise. Des missions d’action , d’autre part étaient envoyées pour neutraliser les centres industriels et briser le moral de la troupe Japonaise (et surtout celui des officiers) par des actions de guérillas contre les convois de ravitaillement en vivres et munitions .
En plus de ces opérations, les agents de renseignements étaient souvent recrutés sur place, soit parachutés ou amenés par tout autre moyen en Pays Ennemi avec postes radio.
L’opération de démolition n’était possible que si l’on possédait des renseignements très précis sur l’objectif à détruire, un moyen très sur et très secret pour y accéder. permettant ainsi la surprise et partant, le succès.



L’ENTRAINEMENT DE LA FORCE 136


L’EASTERN WARFARE SCHOOL (Ecole de guerre extrême orientale). EN INDE.



Cadre magnifique de montagnes avec un lac artificiel pour permettre l’entraînement marin des élèves.
L’entraînement des élèves comprenait un stage de démolition ( le plus important ), un stage à la mer , l’étude de l’armement , la topographie (marches à la boussole, relevés d’itinéraires, étude des cartes, activités diverses (nœuds de bateaux, etc..) ).

- ‘Le parcours du risque ‘
Tirs réels. Charges d’explosifs commandés à distance sautaient à la volonté du directeur de l’exercice. Il fallait se familiariser avec les détonations de combat et tous les obstacles possibles. Deux facteurs essentiels dans la préparation des combats de commandos « Rapidité qui permet d’effectuer la mission avant que l’ennemi contre attaque et apprendre enfin à utiliser ses armes en tirant instinctivement sur des objectifs plus ou moins camouflés dans les conditions de combat.


- ‘Le ‘Silent Killing’ ou meurtre silencieux ‘
Pratiqué sur des mannequins . Les objectifs à détruire étaient toujours gardés par des sentinelles . Le meurtre silencieux de la sentinelle permettait d’agir et le temps d’être déjà loin avant que l’éveil soit donné par l’explosion à retardement.

- ‘Les opérations de démolition’
2 fois par semaine dans les environ du Camp . Missions de démolition , attaque de convois, attaque de bateaux avec comme moyens : Marche à pieds ou sur l’eau en Kayaks . Se rendre en Kayaks jusqu'à 20 Km de l’objectif , se camoufler , effectuer la démolition et retour sur mer . Objectif , faire tout ceci dans le silence le plus absolu.


-L’étude détaillée de l’armée Japonaise
Un musée Japonais avait été aménagé ( bateaux, aviation, uniformes, etc..).

- Photographie aérienne : Relief de terrain ou structure des batîments

- Stage de parachute dans le Kashmire . 3 sauts obligatoires dont un de nuit .


- Stage de la mer
dans un petit village de pêcheur sur la côte Ouest des Indes à la hauteur de Goa. Pendant 15 jours il fallait apprendre à manier le Kayak par tous les temps. C’était un moyen de transport pour opérer de nuit, soit dans les ports, soit sur la cote ou le long des fleuves. Des sorties de 50 miles dans la nuit n’était pas extraordinaires.
« On apprenait à embarquer les kayaks dans un sous-marin après les avoir démontés et le contraire évidemment . Emerger de l’eau de nuit en sous marin, sauter sur le pont et remonter le kayak en toute hâte pour permettre au Sous Marin de ne pas se faire repérer en disparaissant le plus vite possible. Le kayak était un moyen discret pour tous types d’opérations ».


- Le stage de jungle
A cent kilomètres de Harnai dans la vraie Jungle Hindoue. Le but était de mettre en contact l’élève avec la vie de la jungle et se débrouiller à vivre ( pèche, chasse, cueillette, soins par les plantes,…). Et en plus un caractère Tactique ( Progression, embuscades, marches à la boussole, installation de postes ).

- Le dernier stage ‘ Le plus amusant’ c’était celui d’Agent.
On y apprenait le Contre Espionnage , le vol de documents, l’établissement de plans, la propagande, la photographie , le maquillage.


Pour achever la formation, il y avait des visites d’usines, centrales électriques , dépôts d’essence , gares, ponts, barrages, étaient destinés à montrer aux élèves d’une façon pratique quelles étaient les parties vitales des dispositifs , de façon à les rendre inutilisables dans les meilleurs délais avec un minimum d’explosifs




LA FRASER COMMANDE SCHOOL EN AUSTRALIE


En Australie , entraînement équivalent à quelques différences. L’entraînement de la ‘Fraser Commande School ‘ était destiné plus spécialement aux missions de démolitions marines .


L’ île Fraser était une île déserte à 10 Miles de la cote Nord de Brisbane . On apprenait à naviguer un Dundee de 70 Tonneaux environ à voile et à moteur.

Le but de la force 136 était la destruction par un petit nombre d’individus bien entrainés d’objectifs très importants menaçant la vie de l’armée ennemie.

Opération qui devait être étudiée avec minutie ( maquettes et chazges explosives préparées à l’avance ). Entreprise tentée qu’ avec 99 % de chance de réussite . Le secret est indispensable dans toutes ces opérations . Le petit commando s’attaque toujours à un colosse, et pour le tuer, il faut une action brutale contre ses parties vitales sans qu’il s’y attende.

Un commando de la force 136 a inspiré le célèbre « Pont de la rivière Kwai. ».


Adrien Goybet, suite à son entraînement dans les forces spéciales se déclare volontaire pour une mission en Indochine occupée par les Japonais.








LA MISSION « INSTEEP »
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Le Général Japonais commandant le Cambodge ne respectait pas le cessez le feu officiel entre les Alliés et le Japon du 15 Aout 1945.

La mission de renseignement « Insteep » est envoyée par la section .de liaison en Extrème Orient , SLFEO (DGER). Elle est composée de 3 Officiers dont le Commandant Gajau allias « Gallois » , de son adjoint le lieutenant Goybet, d’un radio et de .3 Sous Officiers .

Le commandant ‘Gallois’ était représentant du gouvernement provisoire de la République Française.


Ce groupe est parachuté en mission de guerre le 31 Aout 1945 à Kompong Speu . (Cambodge) en pays occupé par les Japonais et sans comité de réception au sol, en « Blind ». comme disent les Anglais .
« Nous avons sauté dans l’inconnu le plus absolu. Nous avions 9 chances sur 10 de nous faire capturer par l’ennemi . Le commandant avait sa tête mise à prix 20000 Piastres et moi-même 10000 . Il s’agit des sommes promises pour la suppression des ‘ principaux Hommes Parapluie.’ Comme l’ont appelé la presse locale. »


Témoignage de satisfaction pour les opérations de renseignement par le Haut Commissaire Amiral Dargenlieu et General Leclerc commandant en chef. « Haute estime et félicitations de votre action 13. 09.45, vous remerçie vivement pour vos importants renseignements , vous demande de continuer grande activité que vous et votre équipe déployez. »

Citation à l’ordre du régiment , accordée par l’Amiral Dargenlieu le 23 Avril 1946.

« Volontaire pour une mission en Indochine, a été parachuté le 31 Aout 1945 sans comité de réception au sol, dans la région de Pnomh Penh. A fait preuve de courage et de sang froid dans des conditions difficiles et particulièrement dangereuses. »

Adrien Goybet obtint le brevet de parachutiste et la croix de combattant volontaire ‘barette ‘ Indochine’.

« D’autres missions n’ont pas eu la même chance et ont été capturées et ses membres, nos camarades, torturés à mort. »

La mission obtint la reddition sans conditions du Général Japonais , commandant la Zone de Pnom Penh. Les opérations de renseignements stratégiques ont préparé le débarquement des troupes du Général « Leclerc ».




2 EME GUERRE D’INDOCHINE : FAITS DE GUERRE.
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D’ADRIEN
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Le Général de Corps d’Armée de Linares, Commandant des Forces Terrestres
du Nord Vietnam.

O.G. N° 2095 du 23 Novembre 1952.
Citation à l’ordre de la Division.

Goybet Pierre Marie Adrien. Lieutenant section de Cdt secteur de Phu Ly. « Officier de valeur qui exerce depuis 9 mois les fonctions d’O.R. du secteur de Phu Ly. ( N-V-M). Ayant pris une succession difficile , à su grâce à son travail, son intelligence et son sens de l’organisation , mettre sur pied un S. R. actif, efficace, dans une région particulièrement délicate. N’a pas hésité , à plusieurs reprises à se rendre personnellement dans une zone non controlée afin de mieux diriger les fouilles de villages et arrestations de suspects, faisant preuve de courage et d’une grande conscience professionnelle, en particulier , au cours de l’opération du KHE NON ( N.V.N.) du 18 au 26 Septembre 1952, a permis aux troupes mobiles , grâce à sa présence et à la précision de ses renseignements, de découvrir des sous- terrains importants, récupérer des armes et d’importants approvisionnements, a ainsi contribué pour une large part au succès de l’opération .
Cette citation comporte l’attribution de la croix de guerre des T.O.E. aux étoiles d’Argent « Théatre d’Opérations Exterieures ».


Le General de Brigade (CR), Pierre Denat , exerçant en 1952-53 comme Chef de Bataillon, Commandant le secteur de Phu Ly (Nord Vietnam) atteste que le Chef de Bataillon , Goybet a servi sous ses ordres comme Lieutenant Officier de Renseignements du secteur

A ce titre, déployant une activité incessante pour fournir aux unités en opération , des renseignements efficaces pour la destruction de l’ennemi, et n’hésitant pas à payer de sa personne pour appuyer ces actions sur le terrain, s’est révélé être un remarquable exécutant , d’un courage et d’un sens tactique très affirmé. Parmi les opérations au succès desquelles il a fortement contribué, il convient de citer :


1) L’évacuation du poste de PHU- KHE

L’ évacuation de ce poste très menaçé ayant été décidée par le Commandant, le Lieutenant Goybet , à la tête du peloton de Half-Tracks, a mené à bien cette opération, réussissant malgré le harcèlement constant de l’ennemi à ramener intacts personnels et matériels du poste, tout en infligeant des pertes à l’adversaire.


2) Dégagement de l’embuscade de KESO.

Un élémént motorisé étant tombé dans une embuscade au carrefour de Keso , au cours de laquelle le Chef de Bataillon Perceval trouva la mort, la rapidité d’intervention des secours
déclarée à l’initiative du Lieutenant Goybet , permit la mise en fuite des auteurs de l’embuscade et l’arrestation des complices, qui furent par la suite, déférés devant le tribunal militaire d’Hanoï .

3) Actions contre les trahisons dans les postes isolés.

Les garnisons de supplétifs étant soumises à la propagande Viet . Minh dans les postes isolés, le Lieutenant Goybet , par une action préventive du renseignement, contribua au sauvetage de plusieurs d’entre eux, notamment la cote 63 et KY CAU , qui sans son intervention , seraient tombés par trahison entre les mains de l’ennemi

4) Sauvetage du poste de THUONG – KHE.
5)
Ayant appris, sur renseignements que ce poste devait être l’objet d’une attaque imminante par un bataillon Vietminh et ayant pu localiser l’emplacement de celui çi, le lieutenant Goybet fut à l’origine de sa destruction partielle , par bombardement aérien et tirs d’artillerie, sauvant ce poste d’une destruction certaine.
L’intervention préventive de l’orientation et l’artillerie , laisse plus de 200 morts sur le terrain du Bataillon Vietminh et celui-ci perdit son potentiel de combat pour de nombreux mois.

Signé General Denat


Note du chef de bataillon Goybet sur le secteur de PHU LY le « Merdier du Tonkin ».
« J’ai été officier de renseignements dans ce secteur de Février 1951 à Novembre 1953, sur le terrain chef de commando, etc….soit près de 20 mois .
Le Général O’Daniel envoyé spécial du Général Eisenhower, President des U.S.A., que j’ai reçu une heure dans mon bureau « Bunker » m’a dit : ‘ Un officier Américain, on ne l’aurait pas laissé 6 mois à PHU LY. ‘ »

Lettre du Général Bigeard du 14/01/95. qui aurait été renseigné par le Lieutenant Goybet à l’époque.
« Cher ami, cher Para , de tout cœur merçi. A vous les vôtres…l’affection de votre vieux soldat …….. qui aura 20 ans demain et vous souhaite tout le bonheur possible dans notre France de 1995 à la recherche de sa véritable Identité….Espérons .
En souvenir de ce coin pourri de PHU LY Au Tonkin ou en qualité d’officier de Renseignement vous avez donné le meilleur de vous-même.

Si fidèlement

Signé : Bigeard




Lette du Géneral Pierre Denat 03.01.79


Parmi la vingtaine des secteurs du Tonkin, PHU LY était l’un des deux ou trois les plus gangrenés et les plus difficiles à tenir.


Les succès y étaient rares et les revers nombreux . C’est à dire le courage et l’opiniatreté dont ses défenseurs devaient faire preuve pour accomplir leur mission. Les pertes subies, environ 1500 hommes , si j’ai bonne mémoire ( 6 officiers sur 12 en 15 jours) , sont là pour en témoigner.
Dans cette guerre d’usure, l’officier de renseignement est toujours en éveil, et ne connaissant pas de répit, avait un rôle essentiel à jouer .

De la rapidité et de la précision de ses informations dépendait souvent l’efficacité d’une riposte permettant de préserver la vie des combattants.

Vous avez parfaitement exerçé ces fonctions grâce à votre expérience et à vos qualités intellectuelles et j’ai été très content de vous avoir à mes cotés pendant 9 mois de Commandement du secteur.

Signé General Denat



O.G. N° 2643 du 15-08-53 du Général de Division DI COGNY, commandant les forces terrestres du Nord Vietnam. Cité à l’ordre de la Division :

Goybet Pierre Marie Adrien, Lieutenant « Officier de renseignement particulièrement dynamique et perspicace , qui a su , Grâce à son activité et à l’efficacité du Reseau qu’il a crée, obtenir des informations de premier Ordre.

A contribué pour une large part au succès des opérations de nettoyage à caractère local menées dans le KIM BANG et le THANH- LIEM par le 6 ème B.V.N. en Fevrier et Mars 1953 et personnellement dirigé deux raids en zone non contrôlée le 23-01-1953.
à THIN CHAU et LAT SON (Nord Vietnam) et le 21-03-1953 à TRACH-TO, ramenant de ces deux opérations plusieurs fusils, des prisonniers importants et de nombreux documents


Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre des T.O.E. avec Etoile d’Argent.

(Ces textes sur Adrien Goybet sont dédiés à Adrien Aureille, arriere petit fils de celui çi).


LA PEINTURE D'ADRIEN GOYBET
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lette du 14 MAI 1989 A L'AMBASSADE DES ETATS UNIS.

Mesdames, Messieurs,


Je suis artiste peintre, petit-fils du général Goybet qui a eu le grand honneur de commander la 157 eme division en 1917 et début 1918 dont faisait partie la 371 ST. Infantry US.( Cf "Negro troops" in the World war by chester D.HEYWOOD).

Moi même, j'ai interrompu ma carriere comme chef de bataillon d'infanterie de marine (Marines) et j'ai beaucoup voyagé et combattu (parachuté en indochine en 1945 "Blind"- Indochine de 1951 à 1954 - Six ans d'Afrique Noire - plus 3 ans dans le pacifique, sans parler de mes nombreuseses années dans le "Djebel" en Algérie.

Mon père, le Contre Amiral Goybet a eu l'occasion de connaitre les U.S.A. au cours des campagnes de protection des Terres-Neuves dont était chargée la ville D'ys (campagne 34 et 35).

J'espere que vous allez pouvoir me donner votre appui pour faire exposer mes oeuvres dans votre beau pays. En résumé, j'aimerais exposer quelques tableaux à New York ou ailleurs aux U.S.A. et donc avoir quelques adresses de galeries. (1)

Mon style figuratif et tant soit peu naif ressemble à celui des impressionnistes. Je suis moi même, n'imitant personne. Je n'ai jamais été influencé, heureusement, par un quelconque courant, une mode et n'ai pas été, à mon avis déformé par une école de beaux-arts ou un maître artiste peintre. Je ne suis aucun conseil. J'ai quand même pas mal d'admirateurs et admiratrices.

Je ne peins que lorsque me vient l'inspiration. Dans mes sujets, en dehors des paysages, il y a de la tendresse et de la beauté, un peu d'érotisme et surtout de la sensualité; j'essaye de fixer sur la toile ou les dessins, les jeunes femmes de notre époque, et gràce à mon sens de l'observation, j'arrive à les "photographier" et à les immortaliser sur une toile. Comme disait François Boucher, le peintre de Louis XV, je peins avec mon imagination et ma mémoire" Tous mes modeles, je les ai vus, ou même chose, incroyable, je les verrai après avoir fait le tableau . Cela m'est déja arrivé plusieurs fois.

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J'ai exposé quelques peintures à Ramatuelle Saint Tropez), à Clermont- Ferrand, au Puy en Velay (expo internationale ), à nouméa (expo internationale) ou mon tableau est à vie au musée;fondation Paul Ricard à Lyon; j'ai été sollicité par Pusan (Corée du Sud) mais n'y ai pu exposer, vu les conditions d'age, etc....

je ne crois pas vous decevoir .

Adrien Goybet


Felicitations d'un admirateur diplomé de l'etude des beaux arts de Cracovie.

" C'est du Gauguin ! un cri spontané d'un étranger à la vue des tableaux d'Adrien Goybet............ d'un étranger qui n'arrive pas à exprimer en Français l'exotisme, la surprise, la chaleur des tropiques, l'érotisme des beautés métissées que cette peinture éveille en nous au milieu des murs froids d'une grande ville européenne.......

Bonandierich


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