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Ançêtres des Goybet dans l'Histoire d'Avignon et sa Région

 Origines Familliales Goybet

 

LOUIS  VIII  (1187-1226)

 

Les Goybet alliés à la meilleure noblesse, descendent de Louis VIII par les Artois, Grailly-Foy, Echalon, Gruel, Bavoz et Belly

 

louis VIII a la reddition-d-avignon

 

 

    Miniature extraite des Grandes Chroniques de France, vers 1375-1379. (Bibliothèque nationale de France, Paris.)

 

 

Louis VIII  père de Saint Louis ,  reçoit la soumission de la ville d'Avignon en 1226 , après trois mois de siège,  en croisade contre l’hérésie Cathare. Il fit abattre les remparts de la ville, trois cent maisons fortes furent rasées et il ne laissa du pont d’Avignon, qu’un étroit pont en bois. Cette   Reddition   est sous forme d'hommage mais la ville dépendait du domaine impérial germanique. Louis VIII  ne put s'y installer en permanence et fit construire une  forteresse à Villeneuve-les-Avignon (avec l'argent versé par Avignon vaincue). Saint Louis, son fils fondera le Port Royal d’Aigues- Mortes qui sera dédié aux croisades.

 

 

La chapelle des pénitents gris située au numéro 8 de la rue des teinturiers fut fondée par Louis VIII..Chef de la croisade,il décide une cérémonie expiatoire  vêtu d’un sac couleur cendre. Il la conduit lui-même , escorté du cardinal légat , de 60  évêques, des barons français  et de la foule Avignonnaise , à la chapelle de la Sainte Croix, ou le Saint-Sacrement est  désormais exposé jour et nuit. Telle fut l’origine de la royale et dévote Confrérie des pénitents gris. Cette confrérie compta, outre le roi fondateur , trois papes :

 Jules II,  Clement XIII ,  Clement XIV  .  

Ancêtres   Amiral Pierre Goybet  (1887-1963) mon grand père

 

La Dévote et Royale Compagnie des Pénitents Gris  

 

Siège d'Avignon par le roi Louis VIII en 1226

 

https://www.francetvinfo.fr/decouverte/l-Histoire du pont d Avignon

 

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JOSEPH  MONTGOLFIER 

 

Louise de Montgolfier (1803-1826) , petite nièce des inventeurs  et arrière petite fille de Pierre, Papetier Royal, père des inventeurs,  anobli  par louis XVI ,   épouse Alexis Goybet , grand père du général Mariano Goybet (mon arrière grand père).  

 

 

Alliance Montgolfier Goybet

 

 

 

 

Extrait du livre de famille à enluminures rédigé par le Général Mariano Goybet (1861-1943)

Victorieux en Champagne à la tète de la Red Hand Division Franco- Américaine en 1918

Conquérant de Damas en 1920 sur les traces de  Lawrence d’Arabie

 Petit  fils de Louise de Montgolfier, nièce des inventeurs.  

 

C’est à Avignon au 18 Rue St Etienne  en 1782,   que Joseph Montgolfier, papetier, visitant ses clients Imprimeurs Avignonnais,  eut l’idée du ballon. Premier pas vers la conquête  de l’espace. Issu d’une famille de papetiers depuis le XVième  siècle,   qui comptait de nombreux clients à Avignon, Joseph fit ses études à l’université d’Avignon. C’est Le 19 Septembre 1783 à Versailles devant le roi Louis XVI qu’eut lieu  la démonstration.  En mars 1784 Joseph revint sur Avignon pour présenter une nouvelle invention : le parachute !   

On lui doit également l’invention du bélier hydraulique. 

 

 Joseph Montgolfier invente l'aérostation

 

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MARC SEGUIN   (1786-1875)

 

 

 Marc Seguin (1786-1875) descend, tout comme les Goybet, du père des inventeurs de la Montgolfière. Il est à l’origine des ponts suspendus (37 en France ), à câbles de fils de fer torsadés,  dont celui d’Avignon, de Remoulins, Cavaillon, Tournon. Sur ce principe , le Golden Gate  à San Francisco a été construit. Il est également à l’origine de la première ligne de chemin de fer de France entre Lyon et St Etienne. ll crée la chaudière tubulaire qui permet d’atteindre les 100 Km/h Il construit avec ses frères des bateaux à vapeur.  

Il est membre de l’académie des sciences et officier de la légion d’honneur. 

Marc Seguin

 

 Marc seguin (seguin), architecte, inventeur des ponts suspendus et de la chaudière à vapeur tubulaire

 

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ADRIEN DE MONTGOLFIER  (1831-1913)

 

Adrien de Montgolfier ,(1831-1913),  ingénieur, Députe de la Loire, sénateur,  Président des Aciéries et forges de la marine , parrain du fils,Adrien  de Mariano  Goybet, neveu de Louise De Montgolfier,   sera administrateur de la compagnie de chemin de fer de Paris à Lyon à la Méditerranée   qui desservait la Cote d'Azur, la Provence, les Cévennes et les Alpes (1857-1938). La compagnie de Chemin de fer de Marseille à Avignon, crée en 1843 est intégrée au PLM en 1852.

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Adrien de Montgolfier, (1831-1913)  Depute,  Senateur, Administrateur PLM

 

 

Livre de famille  de Mariano Goybet sur Adrien de Montgolfier  (1831-1913), Depute, Senateur, Administrateur du PLM, Président du comité des forges et acieries de la marine 

 

Adrien de Montgolfier est élève de l’école polytechnique en 1851. Il devient ingénieur en chef  des ponts et chaussées. Ancien commandant des mobiles de la Loire durant  la guerre de 1870.

Il fut nommé, en 1856, ingénieur ordinaire dans le département de la Loire, et chargé en cette qualité d'exécuter, dans les vallées du Furens  et de Gien, des barrages contre les inondations.

Ingénieur de 1re classe en 1869, il fut nommé commandant de mobiles en 1870, et versé dans l'arme du génie, prit part à la défense de Briançon,  aux différents combats qui eurent lieu devant cette place.

Élu, le 8 février 1871, représentant de la Loire à l'Assemblée Nationale, il siégea à droite, fut envoyé en mission à Saint Etienne après l'émeute communaliste qui agita cette ville (1871), et fut, à l'Assemblée, rapporteur de la commission des travaux publics.  En 1875 son nom a été plusieurs fois évoqué pour le portefeuille des travaux publics.

Il fut nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en 1875. En 1876 il est nommé sénateur de la Loire. Directeur général de la compagnie des forges et aciéries de la marine et d’homécourt. Administrateur de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la méditerranée, des mines de la Loire, des mines Franco-Russes, des mines de Krivoï , Roy, etc…En 1881, il fonda les Forges du Boucau, et devint, en 1888, président de la Chambre de commerce de St Etienne.

 

 

Commandeur de la Légion d’Honneur, de Saint Anne de Russie avec plaque, de Saint-Olaf  de Suède, de Saint Charles de Roumanie  etc….   

 

cours Adrien Montgolfier - Saint-Chamond 

Montgolfier, Louis, Adrien | Système d'Information Patrons et Patronat Français | XIXe-XXe siècles 

Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée - Wikipédia 

 

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Famille Richard 

Ançètres maternels d'Henri Goybet

 

Jean Louis RICHARD DE MAISONNEUVE (1743-1912)

 

 

jean-louis-Richard-de-Maisonneuve, (1743-1812) Député aux Etats Généraux, Sénateur d'Empire

 

Le trisaïeul de ma grand-mère , Marguerite Richard du Montellier (1897-1851) est Jean Louis Richard  de Maisonneuve (1743-1812) Député aux Etats Généraux et à l'assemblée constituante (1789-1791). Il discute et vote en Août 1789 la  Déclaration des droits de l'homme et du citoyen  qui servira de préface à la constitution de 1791. Au cours  de son mandat de Député , il vote le 12 Juin 1790 pour le rattachement d’Avignon et du Comtat Venaissin à la France.

Il sera également Sénateur d'Empire  

 

Assemblée constituante de 1789 - Wikipédia 

 

 Jean-Louis Richard de Maisonneuve - Wikipédia

 

Richard-Greppo et Chateau du Montellier - Famille du Chevalier Goybet

 

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CHARLES FRANCOIS RICHARD  (1772-1851) 

 

Charles François Richard (1772-1851), le fils industrie du Député,  débuta par une fabrique de rubans puis se reconvertit dans la fabrique de tresses et de lacets . L’industrie  de St Chamond  posséda  un outillage d’environ 1 200 000 fuseaux ; elle occupa 6600 ouvrières et 650 ouvriers. Mondialement reconnue , exportant les ¾ de sa production,  cette industrie contribua au rayonnement industriel de St Chamond et sa région.

 

Charles-François Richard fut le premier entrepreneur du département de la Loire à s'équiper d'une machine à vapeur en 1816. Il fut également un pionnier de l'éclairage au gaz dans ses usines.Décoré de l'ordre royal du Lys sous Louis XVIII, maire de Saint-Chamond  de 1827 à 1830 puis maire d'Izieux, il obtint la Légion d’honneur en 1831. Une rue de St Chamond porte son nom.

Charles-François Richard - Wikipédia

 

Maison Richard, Richard-Vitton, Richard du Montellier - Wikipédia

 

 

 

L’Oriflamme et la Garance : Chronique des dynasties du Rhône et d'Avignon

Récit historique et généalogique des familles Michel, Delorme, Goybet, Montgolfier, Seguin, Isnard et Pernod

Le Choc de 1226 : L'ombre de Louis VIII le Lion

L'histoire profonde d'Avignon est marquée par le fer et le feu. En juin 1226, lors de la croisade contre les Albigeois, le roi de France Louis VIII « le Lion » descend la vallée du Rhône pour soumettre le Midi. Devant lui, la fière cité d'Avignon refuse de lui ouvrir ses portes, craignant le pillage. Le siège dure trois mois terribles. Vaincue par la famine, la ville capitule le 9 septembre 1226. En guise de représailles et pour dompter à jamais cette république urbaine, Louis VIII ordonne de raser les remparts médiévaux d’Avignon et de combler les fossés, interdisant leur reconstruction pendant cinq ans.

Le destin est ironique : le sang de ce roi conquérant s'écoulera, des siècles plus tard, dans les veines d'Henri Goybet (fils d'Adrien), dont la généalogie capétienne remonte en ligne directe jusqu'au monarque. Mais face à cette puissance royale, Avignon saura renaître de ses cendres, rebâtir ses murailles sous l'aile protectrice des Papes, et voir éclore une grande aristocratie de la terre.

Le Siècle des Papes : Les racines d'Antoine Michel (1640)

En 1640, sous l'administration pontificale et le pontificat du Pape Urbain VIII, un patriarche pose les fondations de la lignée de Bernadette. Il se nomme Antoine Michel. C’est un « ménager », un paysan fier et indépendant, membre de la haute classe rurale comtadine. Devant les notaires apostoliques, Antoine Michel passe des pactes pour creuser des canaux, entretenir les « roubines » et dompter l'eau de la Durance afin d'irriguer la plaine maraîchère de la Trillade et de Montfavet.

C’est sous son toit que s'ancre une dévotion farouche à Saint Agricol, le patron d'Avignon, protecteur des cultures contre la sécheresse et les fléaux. Antoine baptise ses enfants de ce prénom. Sans le savoir, il lance une tradition héréditaire qui va traverser trois siècles : de génération en génération, les « Agricol Michel » vont se succéder et accumuler patiemment les parcelles alluvionnaires les plus fertiles de la ceinture verte d'Avignon.

L'âge d'or : L'alliance de la Terre et de l'Usine

En 1791, Avignon est rattachée à la France. Profitant de la vente des biens nationaux, la descendance d'Antoine Michel rachète massivement les terres confisquées à l'Église. Au XIXe siècle, ces sols deviennent des mines d'or grâce à la garance, cette plante dont la racine fournit le rouge éclatant des pantalons de l'armée française. Les Michel en deviennent les rois.

Le « carré magique » de l’élite avignonnaise se met alors en place par le sang et le négoce :
• La Transformation avec les Delorme : Venus de la région lyonnaise, ces marchands-fabricants de soie descendent le fleuve avec leurs capitaux. Au Pontet et à l'Oseraie, ils construisent de gigantesques moulins à soie et des usines de broyage mécanique animés par la vapeur. Ils forment la branche maternelle de Bernadette.
• L’alliance foncière avec les Isnard : À la Trillade, les Michel et les Isnard multiplient les mariages croisés pour verrouiller la propriété exclusive de la plaine maraîchère.
• L’alliance chimique avec les Pernod : Au Pontet, les Delorme s’associent à un chimiste visionnaire, Jules-Félix Pernod, qui invente un procédé pour extraire la garancine (la poudre de teinture pure). Lorsque les colorants artificiels ruineront la garance vers 1880, les Pernod reconvertiront leurs usines d'Avignon pour y distiller de l'absinthe, puis leur célèbre apéritif anisé.

Le point culminant de cette stratégie sociale se cristallise en 1854 avec la naissance de Paul Michel (Paul Agricol Michel). Représentant de la branche terrienne, il épouse Marie Renée Delorme, l'héritière des soyeux. Cette « alliance antérieure » fusionne la Terre et l'Usine. Un siècle plus tard, le mariage de leurs descendants, Julien Michel et Maryse Delorme, refermera cette boucle par un phénomène d'implexe, donnant à leur fille Bernadette une double dose de ce patrimoine comtadin.

Le Miroir du Nord : La Galaxie d'Henri Goybet, des Papiers aux Ballons

Pendant que ce bloc avignonnais se fortifie à l'abri des remparts, le pôle lyonnais et alpin d'Henri Goybet trace sa propre épopée industrielle à l'autre bout du fleuve, marquée par le génie de la célèbre famille de Montgolfier.

Au XVIIIe siècle, la famille de Montgolfier règne sur l'industrie de la papeterie à Vidalon-lès-Annonay. C'est à partir de leurs observations dans les ateliers de papier que les frères Joseph et Étienne de Montgolfier conçoivent en 1782 l’invention du ballon à air chaud, la montgolfière, qui révolutionne l'histoire de la conquête de l'air. Par son alliance avec Louise de Montgolfier (petite-nièce des célèbres inventeurs), la famille Goybet s'unit à ce prestigieux foyer scientifique.

Cette galaxie concentre une densité inouïe de bâtisseurs et de capitaines d'industrie :
• Marc Seguin : Cousin germain de Louise de Montgolfier et petit-neveu des inventeurs, il révolutionne les transports en concevant la chaudière tubulaire et les ponts suspendus sur le Rhône.
• Les Tronel : Du côté maternel, Henri Goybet descend de la famille Tronel, les rois du grand négoce de la Fabrique de soie de Lyon et d'Écully.
• Les Richard : Lié à Louis Richard, grand notable et député aux États Généraux de 1789, dont la famille créera l’industrie mécanique du lacet et de la tresse à Saint-Chamond, faisant de la région la capitale mondiale de la passementerie.

La Convergence des Destins et l'Héritage de Bernadette

L'histoire de la vallée du Rhône devient alors une symphonie parfaite. Au XIXe siècle, les lignes de chemin de fer et les ponts suspendus jetés sur le fleuve par les cousins Seguin deviennent les artères vitales du commerce textile. Ce sont ces infrastructures qui permettent d'acheminer la soie et le rouge de garance produits au Sud par les Delorme et les Michel, directement vers les comptoirs et les métiers à tisser des soyeux Tronel au Nord.

À la fin du XIXe siècle, la crise de la garance pousse les hommes vers la philanthropie. Michel-Sixte Isnard, cousin de cette grande nébuleuse familiale, lègue sa fortune foncière colossale pour bâtir un hospice moderne, juste adossé aux nouveaux remparts d'Avignon, destiné à recueillir les vieux ouvriers de la soie et de la garance ruinés par la crise. Les familles Michel, Delorme et Pernod en assureront historiquement la gestion.

Aujourd'hui, pour Bernadette Michel, l'Histoire n'est pas confinée dans les livres. Née dans la rue industrielle de l'Oriflamme — dont le nom rappelle l'étendard des rois de France comme Louis VIII —, elle vit désormais à la Résidence Sixte Isnard. Des canaux d'Antoine en 1640 aux usines des Delorme, chaque pierre d'Avignon murmure le récit de ses ancêtres, gardiens d'un empire de terre et de couleur.

  Montgolfière issue du livre enluminé de Mariano Goybet

Le Pacte des Rois, de la Terre et du Ciel

Chronique Historique des Familles Michel, Delorme, Martin, Chabaud, de Sabran, de Baroncelli, Montgolfier et Goybet à Avignon

L'histoire de la famille de Bernadette Michel et de son compagnon Henri Goybet s'écrit à la manière d'une grande fresque nationale et provençale où s'entrelacent indissociablement la majesté capétienne, le génie des sciences, la fortune du négoce urbain et la force tranquille des Maîtres de la terre. Aujourd'hui établis à la Résidence Sixte Isnard, au cœur battant d'Avignon, leur adresse commune est le miroir parfait d'un carrefour généalogique prodigieux. Le paysage qui les entoure célèbre à la fois les ancêtres de Bernadette (les Michel, Delorme, Martin et Chabaud, alliés à la maison princière de Sabran) et les racines illustres d'Henri (les Goybet et les Montgolfier, issus en ligne droite du sang royal de France).

Chapitre I : L'Héritage Capétien et le Miracle des Pénitents Gris

À deux pas de leur demeure s'élève la rue des Teinturiers, bordée par les eaux de la Sorgue et abritant la vénérable Chapelle des Pénitents Gris. Ce sanctuaire commémore la dévotion et la soumission d'Avignon en septembre 1226 devant le Roi de France Louis VIII le Lion, venu assiéger la cité. Le destin fait ici preuve d'un mimétisme saisissant : Henri Goybet descend en ligne directe, par sa généalogie capétienne, de ce monarque fondateur. Habiter ce quartier revient pour Henri à marcher littéralement dans les pas de son royal ancêtre, là même où la piété royale s'est ancrée dans la pierre avignonnaise à l'occasion du célèbre Miracle des Eaux.

Chapitre II : Le Sang de Pierre de Montgolfier et le Cercle des Baroncelli

La famille Goybet s'est unie au XIXe siècle à une autre lignée de géants : la famille de Montgolfier, lors du mariage en 1822 d'Alexis Goybet et de Louise de Montgolfier. Cette dernière, tout comme Henri, descendait en ligne droite de Pierre de Montgolfier (1700-1793), le grand patriarche et père des illustres frères inventeurs, Joseph et Étienne. C'est précisément à Avignon, en novembre 1782, dans leur chambre de l'Hôtel du Palais Royal, que les frères Montgolfier réalisèrent leur toute première expérience d'aérostation en découvrant la force ascensionnelle de l'air chaud.

Ce sang de Pierre de Montgolfier une Henri à un autre monument de l'histoire avignonnaise. Par le jeu des alliances de l'époque, la descendance de la famille de Baroncelli (seigneurs florentins installés à Avignon depuis le XVe siècle et bâtisseurs du célèbre Palais du Roure) partage cette même et illustre ascendance. Tout comme les descendants Baroncelli, Henri Goybet porte en lui l'héritage de Pierre de Montgolfier, reliant son histoire intime à l'une des plus prestigieuses lignées de la noblesse et de la culture provençale.

Chapitre III : Le Pont des Seguin et la Révolution des Transports

Par l'alliance Montgolfier, la lignée Goybet se connecte également à une dynastie d'ingénieurs visionnaires : les frères Marc et Jules Seguin, qui étaient les cousins germains de Louise de Montgolfier. En 1843, Marc Seguin bâtit l'ancien pont suspendu d'Avignon, tout près de la résidence d'Henri et Bernadette. Plus encore, en inventant la chaudière tubulaire pour les locomotives à vapeur, Marc Seguin révolutionne les transports et la vallée du Rhône. C'est cette avancée technologique qui offrira à la famille de Bernadette les outils de sa future prospérité, permettant d'expédier à toute vitesse les richesses de ses terres vers les marchés de la capitale.

Les frères Montgolfier et Marc Seguin

 

Chapitre IV : Les Maîtres Ménagers Michel et le Sang des Sabran

Pendant que les aïeux d'Henri conquéraient le ciel et le fleuve, les ancêtres de Bernadette régnaient sur la plaine vauclusienne. Établie dès 1640 sous le gouvernement des Papes, la branche paternelle des Michel, alliée aux Martin, s'impose comme une dynastie de « Maîtres Ménagers » à Montfavet, une élite paysanne de grands propriétaires terriens. Du côté maternel, les Delorme bâtissent leur fortune dans le grand négoce de la soie et de la garance de la rue des Teinturiers, avant de s'allier à la prestigieuse famille Chabaud. Le grand secret de cette branche éclate au XIXe siècle lorsque Jean-Pierre Chabaud épouse Élisabeth de Sabran, connectant directement Bernadette à l'illustre Maison de Sabran, l'une des plus anciennes lignées chevaleresques et princières de Provence, qui compte dans ses rangs les saints Elzéar et Delphine.

Chapitre V : Le Sacrifice d'Agricol et le Sceau du Souvenir

Les destins des deux familles se croisent de manière poignante sur le Tableau d'Honneur de la Grande Guerre. Le jeune Agricol Paul Michel, oncle de Bernadette et héritier de la terre provençale, tombe au champ d'honneur dès les premiers jours du conflit, le 11 août 1914 à la bataille de Lagarde. Son nom est gravé en lettres d'or dans le péristyle de l'Hôtel de Ville d'Avignon. Au même instant, ce sont les grands chefs militaires du sang d'Henri, menés par le célèbre Général Mariano Goybet et ses frères les généraux Victor et Charles Goybet, qui commandent les armées françaises et mènent la défense de la patrie sur ces mêmes fronts meurtris. Le sacrifice du simple soldat d'Avignon répond ainsi directement au commandement des généraux de Savoie.

Épilogue : L'Alliance du Ciel et de la Terre

Aujourd'hui, à la Résidence Sixte Isnard, la boucle des siècles est définitivement bouclée. En unissant leurs vies, Henri Goybet et Bernadette Michel ont, sans le savoir, orchestré la rencontre la plus improbable et la plus parfaite de l'Histoire de France. Sous leurs fenêtres, la chapelle de Louis VIII salue le passage des négociants Delorme, tandis que l'ombre du pont Seguin et le souvenir du Palais du Roure rappellent que le génie des sciences et des arts a un jour illuminé la cité. Ils sont les gardiens vivants d'un patrimoine immense où la majesté des rois, l'envol des Montgolfières, le souvenir des seigneurs de Provence et la noblesse de la terre ne forment plus qu'un seul et unique foyer.

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️ Références Historiques et Documentaires (Sources Officielles)

1. Registres Paroissiaux et d'État Civil d'Avignon (Paroisses Saint-Agricol et Saint-Pierre) : Actes de baptême et de mariage des familles Michel, Delorme, Martin, Chabaud et alliance Élisabeth de Sabran (1820-1895).

2. Archives de la Maison de Goybet et Généalogie Capétienne : Actes civils établissant la descendance d'Alexis Goybet (mariage 1822 avec Louise de Montgolfier) et les lignes de filiation remontant au roi Louis VIII le Lion.

3. Papiers de Famille de la Maison de Montgolfier et Alliances Baroncelli : Registres d'état civil d'Annonay et d'Avignon confirmant la descendance de Pierre de Montgolfier (1700-1793) partagée avec les familles alliées du Palais du Roure (Hôtel de Baroncelli-Javon).

4. Archives Historiques du Pont Suspendu d'Avignon (1843) et brevets de la chaudière tubulaire de Marc Seguin, cousin germain des Montgolfier.

5. Archives Militaires du Ministère des Armées : Fiche de Mort pour la France d'Agricol Paul Michel (11 août 1914) et dossiers d'officiers généraux des Généraux Mariano, Victor et Charles Goybet.

6. Chroniques de la Chapelle des Pénitents Gris d'Avignon : Registres historiques de la confrérie commémorant le passage et l'hommage à Louis VIII en septembre 1226.