Richard-Greppo et Chateau du Montellier

RICHARD, GREPPO ET CHATEAU DU MONTELLIER
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JEAN LOUIS RICHARD DEPUTE SENATEUR D’EMPIRE




- Jean Louis Richard Deputé aux Etats Generaux , Senateur d’Empire. (1743-1812)


C’est l’arriere Grand père de Maurice Richard du Montellier (père de ma Grand-mère Marguerite ) . Maurice avait épousé Jeanne Moyne (fille de philippe Léon Moyne Agent de Change qui avait doté chacune de ses filles de 800 000 Francs Or. Une de ses filles est Valentine Moyne , femme de Henri Goybet mon arriere Grand père officier de marine)

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Jean Louis Richard est né à Bourg Argental le 16 aout 1743 ( Province du Forest ).

Il est nommé greffier en chef du Baillage de Bourg- Argental en 1768 à 25 ans. On le trouve syndic de la ville et paroisse de Bourg Argental.le 2 Septembre 1787.

Le 26 Septembre il est Membre de l’Assemblée Départementale, séant à St Etienne en Forest

Le 7 Mars 1789 , il est électeur par les différentes communes du ressort du Baillage de Bourg Argental. Il est désigné à 45 ans comme Député du tiers Etat de la Province du Forest convoqué à Versaille le 27 Août, et a fait partie de l’assemblée constituante jusqu’en Septembre 1791 pendant trois ans et demi. Il s’est fait remarquer par son exactitude à toutes les séances les plus orageuses, mais n’ayant pas le don de la parole en public, il n’est monté que deux fois à la tribune : pour la division des Provinces en Départements et pour défendre les droits des propriétaires de terrains houillers.

Le 10 Septembre , il est nommé membre de l’Assemblée Départementale à Lyon, à 48 Ans .

En Juillet 1793, il est nommé membre du Conseil General du Dt de Rhone et Loire à Feurs, a fait plusieurs démarches auprès de KELLERMANN.et des députés en mission à Lyon , pour éviter le siège. N’ayant pu y réussir, il se retira chez lui, ou, en qualité d’ancien constituant, il fut réputé suspect ainsi que la majeure partie des citoyens notables du Dt. Il évita la prise de corps en allant, à 50 Ans, joindre son fils aîné Charles-François, qui, ex –défenseur de Lyon contre les armées républicaines et donc proscrit lui-même, servait dans le 4 ième Bataillon de l’Ardèche en qualité de Sergent – Major à 21 Ans, sous les ordres du Commandant Suchet futur Maréchal (pour mieux échapper aux recherches tout en servant son pays), au siège de Toulon contre les Anglais. Il capta d’abord l’amitié de son chef et des officiers amis de son fils ; il fut agréé comme sergent chargé du magasin d’habillement, fut plusieurs fois chargé de suppléer le Capitaine d’équipement et le quartier- maître, et fut nommé officier honoraire. Pendant les 8 mois qu’il est resté avec le quatrième Bataillon, il a souvent été vu et accueilli par ses anciens collègues de l’Assemblée Constituante, qui lui ont rendu tous les services qu’exigeait sa position. Il ne quitta le Bataillon que muni de bons certificats attestant sa présence au Corps pendant 18 Mois , ce qui le préserva d’être porté sur la liste des émigrés et le fit réintégrer dans ses biens. (La Maison Neuve, à 1 km de Bourg –Argental ).

Avril 1795, il quitte le Bataillon. Il est nommé en Septembre Président de l’Assemblée Electorale à 52 ans

Le 2 Fevrier 1797, il est nommé par le Directoire, commissaire pour la vérification des comptes de perception.

Le 10 Mars 1798 il est nommé par le Directoire , Président du Canton de Bourg –Argental.
Le 14 Avril 1798, il est nommé Juré à la Haute Cour de Justice.
Le 4 Mars 1799 il est nommé Président de l’Administration Centrale du Département de la Loire.
Avril 1799 : Electeur , puis désigné par ses collègues pour Député et fait son entrée au conseil des Anciens le 1er Prairial, an 7, à 55 ans et 8 mois.

18 Brumaire an 8 : Après la révolution et séance de St Cloud, Jean - Louis Richard fut nommé membre du Corps Législatif , ou il a siégé jusqu’au mois de nivose An 10 (3 ans). Il a toujours siégé au centre Gauche et ses opinions bien prononcées étaient pour un Gouvernement Royaliste Constitutionnel, ce qui souvent lui suscita les persécutions des deux partis extrêmes.

Janvier 1802 : Rentré dans sa campagne près de Bourg- Argental, ou il s’occupa de l’Agriculture, de l’administration de l’hopital et de la réédification de l’église paroissiale qui était en ruines.

31 Mai 1807 il est nommé juge de paix , fonction qu’il exerce à la grande satisfaction de ses concitoyens

Il fut également Senateur d’Empire.

Il termine sa carrière à l’age de 69 Ans, vivement regretté de ses concitoyens et de ses deux fils qui suivent la carrière du commerce : Charles–François dans sa maison de Fabrique de lacets de St Chamond et Ennemond Richard ( dans la maison Desgrand d’Annonay).
La première femme de M. Jean- Louis était une demoiselle Chevalier de Lyon et son autre épouse fut demoiselle Montagnier de St Chamond.

Nous reviendrons sur la carrière de son fils fondateur de l’industrie du lacet à St Chamond,


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CHARLES FRANCOIS RICHARD- CHAMBOVET INDUSTRIEL






Il est né le 9 Août 1772. Il partit avec les Gardes Nationales de Saint –Etienne et de Montbrison pour aller défendre la ville de Lyon, assiégée par l’armée Républicaine.

Le 28 Août 1793, Charles- François Richard fit partie d’une sortie commandée pour tenter de faire entrer un convoi de vivres dans Lyon . Surpris par des forces supérieures, le détachement dont il faisait partie fut presque entièrement détruit. Richard échappe par miracle, et, ne pouvant rentrer dans Lyon, dut fuir,sous des vêtements de paysan, jusqu'à Bourg Argental. C’est là qu’il apprit que son père, proscrit, avait quitté Paris, sans indiquer le lieu de sa retraite.

Le jeune Richard, proscrit lui-même pour avoir pris part à la défense de Lyon, dut fuir à son tour, et, pour mieux échapper aux recherches, tout en servant son pays, il s’engagea dans le 4ème bataillon de L’Ardèche, en formation à Tournon, pour aller combattre les Anglais à Toulon.

Richard fut immédiatement nommé sergent –major et assista à l’assaut des forts de Toulon, qui eut lieu le 17 Decembre1793. L’armée Française reprit ce jour là quatorze forts et redoutes. Les Anglais, ainsi que leurs alliés Espagnols et Piémontais, furent massacrés et définitivement chassés de Toulon.

C’était un Lyonnais, Gabriel Suchet, plus tard Maréchal de Françe, qui commandait le bataillon de l’Ardèche, Richard lui parla de la proscription dont son père et lui avaient été frappés. Suchet n’hésita pas, et malgré son grand âge, le père de Richard fut incorporé au même bataillon que son fils.

C’est à l’héroique amitié de Suchet que Jean- Louis Richard et son fils, le futur créateur de l’industrie des lacets de Saint-Chamond , durent de n’ être pas dénoncés et guillotinés.

Le souvenir de la conduite généreuse de Suchet est naturellement resté en grand Honneur dans la famille Richard.

Charles- François Richard, nommé Lieutenant en 1794, fit en cette qualité la campagne d’Italie. Après de nombreux combats, exténué par la fatigue et la maladie, il fut en 1796 renvoyé dans ses foyers, presque mourant, avec le grade d’officier surnuméraire.

Revenu à la santé, Richard dut choisir une carrière. Après bien des hésitations , il renonça à la vie militaire, se rendit à Saint Chamond, et entra chez un moulinier du nom de Coron.

En mai 1797, possesseur d’un petit capital de six mille Francs, Richard s’établit à St Chamond, comme fabricant de Padoux.

Les padoux étaient des rubans étroits, dont les hommes comme les femmes formaient des floquets. On les utilisait aussi comme rubans pour attacher les catogans et les chaussures.
Ces rubans se fabriquaient en général sur des petits métiers de montagne.

Pour augmenter sa production, Richard acheta un certain nombre de métiers à la Zurichoise, qu’il installa à St Chamond. En 1798, il épousa Mademoiselle Chambovet, de St Chamond dont la dot lui permit de développer considérablement ses affaires.

Malheureusement, une crise commerciale désastreuse sévit en 1804. Il était impossible de se faire payer par les clients débiteurs. De plus , la mode supprimait les culottes courtes ; la coiffure à Queue était abandonnée par les hommes. La demande des padoux cessant presque complètement, il fallut renoncer à ce genre de fabrication et chercher autre chose.

A ce moment-là , Richard-Chambovet, se croyant ruiné, fut pris d’un profond découragement Sa famille possède des lettres écrites par lui à cette époque, dans lesquelles il déclare que s’il n’était pas marié, il reprendrait immédiatement du service, pour chercher la gloire ou la mort.

S’il eut cédé à ce sentiment de découragement , une des grandes industries de la Loire n’existerait peut-être pas.

Il y avait alors à Saint- Martin-en-Coailleux, quelques métiers sur lesquels on fabriquait des ganses en fleuret . Il s’en produisait annuellement pour 25 000 à 30 0000 francs. Richard chercha, sans pouvoir y réussir à faire avec ces métiers des lacets plats, comme il s’en importait d’Allemagne.

En 1807, il se rendit à Paris, et pria Joseph de Montgolfier alors Directeur du Conservatoire des Arts et métiers , de vouloir bien lui montrer un métier allemand . Comme il s’en trouvait justement deux au conservatoire, il put les étudier tout à son aise.

Il fut alors informé qu’un certain nombre de ces métiers, installés dans un orphelinat , avaient été vendus à in brocanteur , parce que leur produit donnait de la perte à cet établissement de charité.

Richard se mit aussitôt en quête afin de découvrir ce brocanteur, et l’ayant trouvé, il lui acheta ses trois premiers métiers de lacets, au prix de 390 Francs. Il eut à dépenser 210 francs pour les transporter et les installer dans le moulinage Terasson (actuellement rue Beal) à St Chamond. Bien souvent Richard raconta, depuis que ses trois premiers métiers lui avaient couté 600 francs.

Richard faisait lui-même marcher ses métiers afin d’en bien connaître le fonctionnement .
Il les perfectionna , en acheta, en fit fabriquer d’autres, et quelques années après, en 1811, il avait déjà 82 métiers installés dans la fabrique Granjon, Place St Jean à St Chamond.

En 1813, il acheta à la vignette, une chute d’eau qui lui coûta 20000 frs. Il bâtit alors une fabrique , qui ne put fonctionner qu’en 1815. La chute d’eau étant insuffisante, Richard installa en 1816, une pompe à feu, à vapeur comprimée, de la force de douze chevaux . Ce fut la première installation de ce genre qui ait été faite dans le département de la Loire.



Enfin en 1819, Richard acheta les moulins d’Izieux, ou il fit construire successivement deux grandes fabriques.

Les débuts de cette industrie des lacets furent pénibles et nécessitèrent de longs tâtonnements .
Le succès récompensa cependant l’intelligente persévérance de Richard – Chambovet. A partir de 1814, ses produits étaient connus et appreçiés ; il les vendait avec de larges bénéfices, sans cependant pouvoir suffire aux demandes.

Bientôt, profitant de ses recherches, d’autres industriels organisèrent aussi des fabriques.

D’après les renseignements que nous avons recueillis, la première fabrique après celle de Richard fut installée par M. Mervier – Charrin . M. Motiron, employé de Richard- Chambovet, organisa une seconde fabrique, puis M. Tamet, teneur de livres chez M. Mervier , une troisième.

La fabrique de laçets de St-Chamond possède aujourd’hui un outillage d’environ 1 200 000 fuseaux ; elle occupe 6600 ouvrières et 650 ouvriers.


La production de St Chamond et des usines de la région atteint le chiffre de 25 000 000 francs, dont la moitié en tresses et lacets de soie et le reste en tresses et lacets de laine, ou de mohair , ou de coton.

La fabrique de lacets de St Chamond peut lutter sur les marchés étrangers, avec la vieille et puissante fabrique de Barnen, qui possède environ 2 000 000 de fuseaux , Saint- Chamond, en effet, exporte aujourd’hui les ¾ de sa production.

Richard faisait partie du Conseil Municipal de St Chamond depuis 1808 . Il fut nommé maire en 1827.
Il reçut la décoration du Lis, nommé maire d’Izieux en 1830 , il reçut la Legion d’honneur en 1831

Avec le concours de son fils qui avait passé une année en Angleterre, il installa l’éclairage .au gaz dans ses usines d’Izieux, bien avant que St Etienne et Lyon aient adopté ce mode d’éclairage.

En 1839, Richard- Chambovet céda ses usines à ses 3 fils, et la maison prit dès lors la raison sociale de : Richard Frères. Richard- Chambovet s’eteignit en 1851, auprès de ses enfants, avec la satisfaction de les voir développer encore la production de ses usines, avec le grand honneur de constater que l’industrie qu’il avait importée dans son pays y prospérait , et que ses usines nouvelles s’y créaient tous les jours.

Ennemond Richard , un de ses fils, fut membre de la Chambre de Commerce, depuis 1848 jusqu’en 1871. ( La chambre de commerce de St Etienne fut instituée par les ordonnances Royales des 10 Mars et 1er Avril 1833). Il en fut le secrétaire de 1848 à 1866, et le vice président de 1867 à 1871 .

Pendant cette longue période, il donna des preuves constantes de son dévouement à la chose publique . Il contribua pour une large part , à faire de la Chambre de St Etienne, l’une des plus écoutées.

Extrait de « Notices industrielles « Par Lucien Thioller.


François-Jules Richard autre fils de l’industriel de St Chamond et Grand père de la Grand-mère Marguerite Richard du Montellier d’Henri Goybet épouse Aloysa Bethenod de Montbressieu, petite fille d’ Antoine Greppo et hérite du Château du Montellier.


L’ESSOR INDUSTRIEL DE ST CHAMOND ET ST ETIENNE au XIX eme
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SEGUIN- RICHARD-MONTGOLFIER : INCONTOURNABLES



L’apport de Marc Seguin (1786-1875) neveu de notre Ancêtre Montgolfier, de Charles François Richard-Chambovet ( 1772 –1851 ) notre Aïeul ( famille Richard du Montellier ), et de Adrien de Montgolfier (fils du frere de Louise de Montgolfier notre Aïeule et parain du fils de Mariano Adrien Goybet.), est tout à fait considérable aussi bien pour la region Stephanoise que pour notre pays . Ils ont developpé des procédés et des industries de renommé mondiale .

Marc Seguin 1786- 1875 construisit la premiere ligne de chemin de fer sur l’axe St Etienne – Lyon, inventa la chaudiere tubulaire . Il construisit les premiers ponts suspendus dans la region avec cables de fil de fer.( Tournon, Andance, etc…)


Charles François Richard Chambovet Industriel donna à l’industrie du lacet ses lettres de noblesse. Industrie devenue mondiale et qui amena emploi et prosperité dans la region.


Etienne de Montgolfier Depute de la Loire, Senateur de la Loire, directeur des forges et acieries de la marine. Administrateur des compagnies de chemin de fer Paris Lyon Mediterranee. Il dirigea et developpa les acieries les plus puissantes du pays.




ST CHAMOND : Les grandes industries textiles et métallurgiques



Dès le deuxième quart du XVIème siècle, la ville assiste à l'implantation d'ateliers de travail de la soie qui se développent tout au long du XVIIème siècle et font de la ville le berceau de cette industrie.

A partir du XVIIème et du XVIIIème siècle, Saint-Chamond devient une cité à vocation essentiellement industrielle et voit la création des premières grandes fonderies et le développement de très nombreux ateliers (clouteries, quincailleries, serrureries), intégrés dans le tissu urbain, le long des rues et aux abords des cours d'eau.


Au XIXème siècle, Saint-Chamond connaît une importante expansion, grâce aux grandes industries du textile et de la métallurgie, au développement des manufactures, des teintureries et des industries d'armement.

En 1853, la ville voit la création de la société anonyme des houillères de Saint-Chamond et Germain Morel fonde le noyau de la grande industrie saint-chamonaise au Pré-Château.


L'année suivante, Pétin, Gaudet et Jackson créent la compagnie des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer qui devient en 1914/1918, l'un des premiers arsenaux de la France en guerre.


Quelques années plus tard, en 1874, Adrien de Montgolfier devient directeur de la société des Forges et Aciéries et en fait l'un des tous premiers établissements du pays.


Les manufactures de lacets remplacent petit à petit la soierie en perte de vitesse.
En 1880, Saint-Chamond devient la capitale mondiale de l'industrie du lacet. Dix-huit ans plus tard, naît la société des Manufactures Réunies qui regroupe dix des plus grands fabricants de lacets et près de 20 000 métiers.



Dans les années 50, tandis que la ville voit la fermeture de sa dernière mine au Clos Marquet, les Forges et Aciéries entrent dans le groupe Creusot-Loire, qui compte 28 usines et 39 000 employés dont 3 100 à Saint-Chamond.



Saint-Chamond, Saint Julien en Jarez, Izieux et Saint-Martin en Coailleux fusionnent le 9 mars 1964 pour former le "Grand Saint-Chamond". La ville devient alors la troisième commune de la Loire, avec près de 40 000 habitants.


ST ETIENNE et l’essor industriel

C'est au XIXeme siècle que la ville prend son essor et devient le centre de la plus grande région industrielle de France : les 23 000 stéphanois de la fin de l'Ancien Régime seront 100 000 sous la IIIème République. Saint-Etienne devient l'arsenal essentiel de Napoléon tant pour les armes à feu que pour les armes blanches. La métallurgie et l'extraction du charbon sont à leur apogée. Les ingénieurs affluent l'Ecole des Mines est créée en 1816.Il faut acheminer le charbon jusqu'aux bords de la Loire pour alimenter Roanne et de là, Paris : ainsi naît le premier chemin de fer français entre Saint-Etienne et Andrézieux . la Gare de Châteaucreux est toute en fer, histoire de se souvenir que c'est ici que le premier chemin de fer français (tiré par des chevaux !) fut mis sur les rails en 1827.

Ville industrieuse mais aussi ville de talents, l'Armurerie donnera les artistes Galle et Dupré à la Monnaie et la Forge offrira Massenet à la Musique. Devenue Préfecture de la Loire en 1856 la grande ville se remplit de l'exode rural : l'arme, le ruban, la sidérurgie, la mine puis le cycle seront les cinq piliers de l'histoire stéphanoise.

Ces pages sont tirèes des présentations de l’historique de St Chamond et de celui de St Etienne qui montrent que les familles Montgolfier, Richard et Seguin font partie intégrante du patrimoine historique et industriel de cette region et sont toujours bien présents par leurs réalisations.









ANTOINE GREPPO ET LE CHATEAU DU MONTELLIER




Notice publiée en 1862 par Antoine Pericaud.


Noble Antoine Greppo acheta en 178 l la Seigneurie de Joyeux et du Montellier , érigé en marquisat en 1583. Il fixa sa résidence dans le vieux château ou l’Amiral De Coligny s’était défendu avec succès contre Biron .

Il s’occupa de l’administration de ses nouveaux domaines, qui ne comportaient pas moins de 2530 Hectares. Il n’émigra pas, et conserva près de lui ses enfants pendant les plus terribles moments de la tourmente révolutionnaire.

Son fils Gabriel Greppo, eut le bonheur d’accomplir, dès sa jeunesse, un acte d’héroisme. Il apprend qu’un de ses amis , M Fay , de Sathonay, venait d’être arrêté comme suspect. Son sort n’était pas douteux ; il fallait une nouvelle proie à l’échafaud . Gabriel Greppo vole à son secours . Il revêt un habit de Garde National , se glisse dans les rangs du poste qui gardait la prison, pénètre dans le cachot de son ami, change de vêtements avec lui et lui rend la liberté. Son bonheur fut égal à son courage ; il ne paya pas de sa tête un pareil acte de dévouement .

Héritier de son père en 1814, Gabriel Greppo se confina au Montellier. Il se dévoua à l’administration de ses terres et à la régénération de la contrée dont il faisait partie.

Il est mort en 1849, laissant pour héritiers, son fils Jean- Antoine et sa petite-fille Aloysia Bethenod De Montbressieu, mariée à Monsieur Jules Richard.

Jean-Antoine Greppo, son fils, élevé dans les principes religieux de sa famille, avait, par-dessus tout, le sentiment du devoir. Il croyait à l’obligation du travail, imposé par Dieu, à l’humanité, et se croyait appelé à l’administration de ses biens, avec l’obligation de rendre compte à Dieu de sa gestion. Il se considérait comme ayant charge d’âmes.

Il s’était primitivement destiné à la magistrature, ou tout lui présageait un brillant avenir, quand la révolution de Juillet vint briser sa carrière.

Rentré dans la vie privée, il vivait au milieu de ses livres, ne quittant ses études chéries que pour s’occuper de l’administration de ses propriétés et d’œuvres utiles à ses concitoyens .

Agissant de concert avec les principaux propriétaires de Joyeux, il fonda une école qui fonctionne encore avec succès, agissant seul en 1835, il a donné à la petite ville de Villars, une maison , dans laquelle il avait fondé une école et une pharmacie gratuite pour les indigents.

Il mourut en 1853. La succession de cet homme fut recueilli par *sa nièce, mariée à Jules Richard . Elle fut également l’héritière des vertus de son Oncle, et suivit la voie dans laquelle il l’avait précédée.

En établissant l’école du Montellier, elle a réalisé l’un des projets de son oncle.

Puis elle fit élever à Villars, une construction élégante et cependant simple et digne, pour y placer la pharmacie et l’école, fondée par M. Greppo. Elle y a ajouté une salle d’asile . Rien de plus convenable, de plus approprié à sa destination que l’édifice élevé par Madame Richard
En cette circonstance, sa modestie égala sa générosité. Elle attribua à son oncle tout l’honneur de la fondation.

* C’était les grands parents de la grand mère Richard Du montellier D’henri Goybet.


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