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3) Une fascination pour l'Orient




Tiré des notes du General Goybet Commandant la 3 ème Division de l'Armée du Levant .



a) La ville des mille et une nuits

L'oasis de Damas s'étale devant nous . Dans la blonde transparence de cette soirée d'été, les milliers de toits en terrasse, les innombrables minarets se teintent d'un rose doré, sous les derniers rayons du soleil qui se couche derrière nous. Tout autour, sur des kilomètres de profondeur, c'est l'infini moutonnement de sombres frondaisons des fertiles jardins qui font à la "perle de l'orient" la "ceinture d'émeraude "chantée par les poètes arabes . Vers le Sud , une chaîne de collines teintées de toutes les nuances du bleu, limite notre vue du côté du Hauran; vers l'est, l'horizon plus lointain s'estompe vers les avancées du désert de SYRIE, dans une brume transparente ou dominent les violets exquis et des mauves délicats . Nous restons muets devant la beauté du spectacle et nous jouissons avec ferveur du calme impressionnant qui nous entoure. Il semble invraisemblable qu'hier encore ce fut la rude journée de combat , l'assaut forcené des lignes chérifiennes, la sanglante victoire de Khan Meiseloun.

 L'esclave de Damas : 

Je suis à Damas ! Ce nom représentant pour moi quelque chose de fabuleux et de chimérique lorsque, encore enfant, je le lisais dans les archives de ma famille. Jean Montgolfier, lointain ancêtre de ma grand - mêre paternelle , Louise de Montgolfier , fut fait prisonnier , au cours de la deuxième Croisade, en 1147, et conduit précisément à Damas . Il comptait sans doute parmi ‘’ Les gens de pied ‘’ ; aussi les Sarrasins n’eurent ils pas pour lui les égards réservés aux brillants Chevaliers. Les Damascains du temps en firent tout bonnement un esclave , pour travailler dans une manufacture où l’on fabriquait du papier de coton . Le pauvre Jean y travailla trois ans, durement, s’évada et rejoignit enfin l’armée des Croisés, à travers mille périls .

Rentré dans son pays natal , après dix ans d’absence, il installe le premier moulin à papier connu en Europe. N’est ce pas ‘’la justice immanente ‘’ qui a permis, au descendant de l’esclave des Croisades , d’entrer en vainqueur dans la ville Sainte ?.

b) Dans le Palais de l'Emir Faycal avec les conteurs Arabes





La rédaction de ce récit , c’a été comme du temps où j’étais Lieutenant ‘’Mon travail d’Hiver ‘’ . Hiver ! Peut- on prononcer ce nom sous ce ciel toujours transparent , sous ce soleil toujours jeune ardent qui semble, chaque matin, bondir d’un seul élan au dessus de l’horizon lointain où se cache Palmyre ?"
"Et cependant, aujourd’hui, d’étincelantes blancheurs poudrent les boules d’or de mes orangers , sous l’œil étonné de trois Autruches et de deux gazelles . C’est étrange et charmant , cette neige à Damas . Elle est tombée cette nuit et pendant une heure à peine elle mettra sa miraculeuse poudre au front de la ville des Mille et une nuit . Je relis sur place les récits des conteurs Arabes et surtout leurs poésies si admirablement traduites par le Docteur Mardrus."

‘’ A Damas , j’ai passé un jour et une nuit . Damas ! Son créateur a juré que jamais plus il ne pourrait faire une œuvre pareille . ‘’
‘’ La nuit couvre Damas de ses ailes, amoureusement. Et le matin étend sur elle l’ombrage des arbres touffus . ‘’
‘’ Là dans les bosquets c’est la Nature qui fait tout : l’oiseau fait sa lecture matinale ; l’eau vive c’est la page blanche ouverte ; la brise répond et écrit sous la dictée de l’oiseau et les blancs nuages font pleuvoir leurs gouttes pour l’écriture ‘’

C’est ces gouttes qu’il m’aurait fallu pour rendre exactement mon impression profonde devant les formes, les couleurs , les mirages de la divine Oasis d’Ech Cham.

DAMAS DECEMBRE 1920          Signé Goybet

VII) RETRAITE ARDENTE

 



Il était très attaché aux anciens combattants et lorsque ceux de Yenne le choisirent comme president il se dévoua de tout son cœur à leur service Sa devise Unis comme au front . les partis lui étaient indifférents. Pour lui une seule chose comptait "La France à aimer et à servir . Il était ami avec les Gouraud, Pétain, Debeney. IL fut respecté et aimé par ses soldats car il avait le souci constant d'être juste. Il a eu le souci de bien traiter les troupes noires Americaines dont il avait la charge. Il était admiré par ses supérieurs qui le considérait comme un Tacticien Hors Pair et un homme valeureux. Pétri de culture, possédant une belle bibliothèque, il était un grand artiste . L'oeuvre artistique de sa vie. le livre de famille Goybet relié cuir et entièrement enluminé.

 

VIII) SON ALLIANCE, SES ENFANTS,SA FAMILLE AU SERVICE DE LA NATION





1) Son alliance




Mariano Goybet épousa Marguerite Lespieau (1868-1963), fille de son Général à savoir Théodore Lespieau (1829-1911) Grand Officier de la Legion d'Honneur. celui ci fit la campagne de crimée, de Kabylie, de 1870-1871 et la commune. Il épousa Clemence Theil, Fille du Savant Philologue Napoléon Theil né en 1808 et filleul de l'Empereur, Professeur d'humanité à Henri IV et à ST Louis. Clemence theil fut dotée par l'empereur Napoléon III. De ce mariage figure Robert Lespieau, academicien des sciences, a collaboré à la formation de 3000 ingenieurs de l'École centrale



General de Division Théodore Lespieau (1829-1911) Grand Officier de la Legion d'Honneur :

Le Général Théodore Lespieau naît à Figueras le 15 Avril 1829, a fait les Campagnes de 'Dobrutcha', de 'Crimée', de 'Kabylie' , de '1870-1871', de 'la Commune'. Nommé capitaine et décoré à la prise de 'Malakof, blessé à 'Spickeren, colonel du 109eme R.I.. Général de brigade en 1878, à 'Bourg' puis à 'Orleansville' et à 'Mascara'. General de Division en 1887, il commande à Grenoble la 27 D.I. jusqu'en 1894.



Robert Lespieau (1864-1947) Academicien des sciences Officier de la Legion d'Honneur
Robert Lespieau élève de l'école normale,membre de l’institut, Officier de la Legion d’Honneur , professeur à la Sorbonne et à l’École centrale, directeur du laboratoire de Chimie de l’Ecole Normale Superieure, écrit un traité de Chimie et effectue de nombreuses expériences. Il travailla dans le laboratoire de Pasteur.




2) Ses Enfants : Le sang des Braves




Il eut 1 fille Claire née en 1896 et 3 fils dont Pierre Goybet (1887-1963) Contre Amiral qui suivra et 2 autres fils morts pour la France durant la grande guerre.

-Adrien Goybet (1889-1915)(champion international de ski militaire en 1908)
Il fut affecté comme sergent au regiment des tirailleurs marocains. Il fut nommé adjudant et conduisit vaillamment sa section à l'assaut de la tranchée des vandales en 1915. Il tombe glorieusement loin dans les lignes Allemandes devant somme PY.Croix de guerre avec palmes, médaille du Maroc.


-Frederic Goybet( 1891-1914) lycée Louis le Grand
Reçu 1er sur 42 à l'examen de sous officier. Nommé sergent, il fait un stage dans l'aviation. Il partit pour les vosges en 1914.Le 19 Aout il entraîna ses chasseurs à l'attaque des hauteurs de gunsbach. Il y fut mortellement blessé. Croix de guerre avec palmes).

3) Sa famille au service de la nation (Légion d'Honneur)



a) Ses oncles





- Antoine Goybet( 1787-1867) Chevalier de la Légion d'honneur
Alexis Goybet grand père de Mariano marié à Louise de Montgolfier petite nièce des Montgolfier, est le frère d'Antoine Goybet, maire de la ville de Yenne entre 1836 et 1867.


-Général de Division Charles Goybet(1825-1910) Grand Officier de la Légion d'Honneur
Inspecteur Général de la cavalerie
Elève à la Royale Académie Militaire de Turin. De nombreuses campagnes dans l'armée Sarde : Campagne de Lombardie de 1848-1849, de Crimée (1855), de libération de l'Italie (1859). En 1856 il reçoit le grade de capitaine dans les "Chevaux légers d'Aoste". Début 1860 il est nommé Chef d'Escadron dans les "Lanciers de Florence".
Il opte pour la Françe quand la Savoie y est rattachée alors qu'il n'a que 35 ans . Il est l'un des deux seuls savoyards ayant opté pour la Françe qui a fini Général .
Le Commandement du 4e Dragon lui est confié dans l'armée Française.Il fait la guerre de 1870 comme lieutenant-colonel. A Gravelottes, il est décoré de la Légion d'Honneur sur le champ de bataille. Colonel au 20e Dragon en 1871.Général de brigade en 1877, nommé Général de divison en 1887. Il termine sa brillante carrière comme inspecteur de Cavalerie à Fontainebleau.Il servit jusqu'en 1890.

Extrait de lettre de Charles Goybet à son père datée du 11 Septembre 1855 devant Sebastopol durant la Campagne de Crimée.



"L'on a commencé à bombarder Sebastopol le 4 de ce mois, et au moment ou je t"écris cela continue ; c'est un roulement continuel de coups de canons, comme on n'en a jamais entendu, et cela dure jour et nuit, de sorte qu'il faut avoir bien sommeil pour s'endormir avec un tintamare semblable ."
"De notre camp, nous avons été spectateurs pendant la nuit d'avant hier et d'hier d'un magnifique incendie, c'étaient deux vaisseaux russes qui ont éré incendiés par les batteries; d'ici l'on ne pouvait pas voir les flammes, mais l'on voyait une lueur dans le ciel du coté de Sebastopol comme le lever du soleil et cela a duré toute la nuit."'
"J'ai été hier dans l'après midi voir Sebastopol, mais je n'ai pu beaucoup distinguer; il y avait du vent très fort et puis la fumée de la poudre empéchait de bien voir; mais ce que j'ai pu remarquer c'est que les russes repondent très faiblement, la tour Malakof ne répond pas du tout; tous les parapets sont endommagés, et les français ont déja poussé leur travaux d'approche jusque dans le fossé, aussi j'espère bien que l'on la prendra, parce qu'une fois Malakof pris, l'on peut bruler tous les vaisseaux qui sont dans le port et couper la communication de Sebastopol, avec le reste des forts."
"Comme la ligne de défense des Russes est très étendue, l'on a adopté dans le bombardement une très bonne méthode qui consiste en ce que l'on commence à bombarder sur la droite et puis l'on cesse tout à coup; les russes présument qu'on va donner l'assaut, alors ils massent des troupes dans les tranchées, alors on recommence à tirer et comme les tranchées sont pleines cela leur tue beaucoup de monde et l'on continue toute la journée de cette manière là et eux sont obligés de se tenir en garde parce qu'au moment ou ils s'attendront le moins, on montera à l'assaut."




-Laurent Goybet (1833-1912)Chevalier de la Légion d'honneur
Conseiller de préfecture à Nice, Grand Juge de Monaco.




b) Ses frères





- Général de division Victor Goybet (1865-1947) Grand Officier de la Légion d'Honneur
Il accomplit presque toute sa carrière dans les Troupes Alpines . Blessé en 1914 et en 1916
Commandant du 101 R.I. puis Commandant de la 79ème Brigade, il participe à la défense de Verdun. Il prend part à l'offensive de la Somme (1916). Il prend le commandement de la 65 ème Division D'infanterie . Il occupe Mayance le 9 Decembre 1917.
(Il eut pour fils le colonel Charles Goybet né en 1898. Officier de la Légion d'honneur qui participa aux deux guerres 1914-1918 (Chemin des Dames, Somme) et 39-45 (Campagne de Norvège ). Il fit également la Campagne de Syrie (1920-1921))




- Capitaine de Vaisseau Henri Goybet (1868-1958) Commandeur de la Légion d'honneur.
Il prit part à la Campagne de Chine à bord du MYTHO (1900-1901). En 1914 il organise pour la défense du camp retranché de Paris 10 sections d'autos-Projecteurs sous le Commandement du général Galliéni. Envoyé en mission en France et en Algérie pour la défense contre les sous marins. En Novembre 1917 il est chef d'état-major du vice-amiral RONACH qu'il rejoint à Dunkerque. A l'armistice il est successivement Commandant de la base navale de Tarente puis de celle de Beyrouth.





c) Sa descendance





Le fils de Mariano Pierre Goybet (1867-1963) (Contre Amiral) est Commandeur de la Légion d'Honneur. Le petit-fils de Mariano , le chef de bataillon Adrien Goybet (1922-1995) perpétua également le service de la nation, élevé au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur créant une lignée de trois légionnaires au service du bien commun répondant aux critères de l'ordonnance de 1814 destinée à "Perpétuer dans les familles le zèle pour le bien de l'État par d'honorables souvenirs." Henri Goybet, fils d'Adrien fit son service dans les chasseurs Alpins (27ème B.C.A) en hommage à Mariano, Alpin lui même. Il appartient à l'A.H.H.[1].




-Contre Amiral Pierre GOYBET (1887-1963)commandeur de la Légion d’honneur




Pierre Goybet épousa sa cousine Germaine Henriette Goybet fille d'henri. Pour ce mariage il fallut demander l'autorisation du pape. Ils eurent Marguerite,Adrien légionnaire dont nous reparlerons,Françoise et Claude Capitaine de Marine Marchande.


Il commence la guerre de 14-18 comme canonnier marin (Lorraine, Verdun) et la termine comme aide de Camp du Contre Amiral Amet. Pierre détaché au ministère des Inventions, en 1918, mit au point les " nomogrammes" des calculs du tir.



Entre les deux guerres il est notamment Le 20 Juillet 1933, nommé commandant de la Ville D'YS., Aviso escorteur qui commande la flottille Terre Neuve, Groenland, Canada, Labrador puis il exerce sur le Jules-Vernes (ravitailleur de Sous marins).
En 1940 il est Commandant du Croiseur ‘Primauguet’ le plus rapide de la flotte.
Il débarque à Aruba (Antilles) en Avril 40 avec ses troupes marines pour protéger les installations de la ‘Standard ‘ et ‘Shell’ Petroleum contre les attaques Allemandes.
Le 25 Juin 1940 , bien qu’attaqué au départ par les Allemands au départ du Verdon, il porte une partie des réserves du stock d’or de la Banque de France, l’or et les Bijoux de la couronne Belge pour le mettre en lieu sur à Casablanca .
'Croiseur Primauguet commandé par Pierre Goybet. Présentation par lui-même.
" Le Primauguet croiseur de 8000 Tonnes "washington" ce qui lui en faisait bien 11500, 120000 chevaux, quatre hélices, 32 noeuds , 8 canons de 155 en tourelles doubles, merveilleux battiment de mer, avait un état major que j'aurai choisi, si j'en avais eu le droit, et équipage hors série qui avait toujours le sourire et qui ne demandait qu'à avoir l'occasion de se bagarrer. Un bateau comme ça , ça se commande tout seul. De plus ce bateau béni n'était embrigadé dans aucune escadre, dans aucune division et naviguait toujours "à la part" . On le prétait de Casa, Fort de France, ou à Dakar"
En novembre 42 , débarquement des Américains . Il est commandant du port de Casablanca.
Il reçoit les généraux Patton, Kees et Wilburg pour traiter de la cessation des hostilités.
Il est nommé Contre Amiral pour fait de guerre le même jour que Wilburg passait général.





-Chef de Bataillon Adrien GOYBET (1922-1957)Chevalier de la Légion d’Honneur


Chef de Bataillon d’Infanterie de Marine Parachutiste.
Il suit l’entraînement spécial des missions marines ( Commando ; Parachute ; renseignement, démolition) en Australie et en Inde (1944-1945) avec les troupes Britanniques de la force 136 sous les ordres de l’amiral Mountbatten (unité dont un commando inspira le fameux « Pont de la ‘rivière Kwai’.».)
En juin 1945 il est parachuté en mission spéciale au Cambodge encore occupé par les Japonais . Parachutage en ‘’Blind’ sans comité de réception au sol. Il prépare le débarquement des troupes du général Leclerc.

Ensuite c’est la Guinée, le Maroc, puis l’Indochine (1951-1954) comme officier de renseignement du secteur le plus exposé du Tonkin à savoir Phu Ly. Il participe à toutes les opérations du secteur à la tête des unités qu’il renseigne .
Extrait de lettre du général Bigeard du 14/01/95.
………..
En souvenir de ce coin pourri de PHU LY Au Tonkin ou en qualité d’officier de Renseignement vous avez donné le meilleur de vous-même. Si fidèlement
Signé : Bigeard

Il est ensuite commandant de l’escadron blindé de Pointe Noire (Congo). (1955-1958).
Guerre d’Algérie (1958-1961) . Il est notamment Commandant des sous quartiers de Rokmia et de Lannoy dans les montagnes du Constantinois . (Il s’est particulièrement distingué le 7 mars 1959 ou sa compagnie à accroché et donné l’assaut à deux reprises à une bande rebelle invincible depuis plus de quatre Ans).
A Nouméa en 1962, il est affecté à l’Etat-major du Commandement Supérieur des troupes du Pacifique. Il finit sa carrière militaire comme directeur de l’enseignement de l’anglais à l’école d’application de l’infanterie (St Cyriens) de St Maixent.




Décorations principales




Grand Officier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918 (4 citations à l’ordre de l’armée)
Croix de guerre des TOE (1 citation à l’ordre de l’armée)
Chevalier de l'Ordre du Nichan el-Anouar
Médaille commémorative de la guerre 1914-1918
Médaille commémorative de la Syrie-Sicile
Insigne des blessés militaires
Médaille de la Victoire
Distinguished Service Medal (USA)
Commandeur de l'Aigle blanc de Serbie avec glaives (Yougoslavie)
Compagnon de l'ordre du Bain
Chevalier de la couronne d'Italie
Officier du Sauveur de Grèce
Chevalier de St Olaf de Norvège
Chevalier du merite militaire Espagnol
Medaille Interalliée


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